
mercredi 24 avril à 20h30, Le Blanc-Mesnil


mercredi 24 avril à 20h30
le festival Le Deux Pièces Cuisine, Le Blanc-Mesnil
Colombie / Cabinet de curiosités d’un hallucinant savant fou venu de Colombie, un vrai faux-groupe surréaliste, bric-à-brac jubilatoire et délicieusement foutraque de rythmes latins et de psychédélisme tropicaliste.
Il possède chevillé au c½ur de son cerveau frénétique l’esprit Do It Yourself du Beck des années 90, le gai savoir psychédélique de Tom Zé ou encore la poésie futuriste de The Residents. Drôle d’oiseau rare venu né à Bogotà, Eblis Álvarez est de toutes les balades sauvages de la scène colombienne, du math-rock de Los Pirañas à la cumbia de Frente Cumbiero en passant par le big band Ondatropica. Laborantin qui raffole des mélanges chimiques, il s’est créé Meridian Brothers pour succomber à toutes ses tentations : pop déglinguée, collages dadaïstes, cumbia futuriste ou salsa sous hormones électroniques. La sortie l’an dernier de son album « Desesperanza » sur le passionnant label anglais Soundway Records a enfin braqué les projecteurs du monde entier sur le talent polymorphe de ce recycleur de génie, forgeur d’un tropicalisme du XXIe siècle, et d’une musique qui se danse autant avec la tête qu’avec les pieds.
EBLIS ÁLVAREZ voix, guitare électrique, MARÍA VALENCIA synthétiseur, saxophones, percussions, CÉSAR QUEVEDO basse, ALEJANDRO FORERO claviers, électronique, DAMIAN PONCE percussions /// Photos © DR
France, Ethiopie / uKanDanZ a inventé une délicieuse recette : leur ethiopian crunch music est un cocktail explosif qui met le feu aux corps. Free sons et frissons garantis.
Si leur nom est « une référence à Madonna et à la polyrythmie », il ne doit pas masquer les intentions de ce quintette d’électrons libres aux horizons des plus variés : envoyer une bonne dose d’énergie polyrythmique pour faire danser. Et dans la vague des groupes qui se branchent sur le son éthiopique, uKanDanZ parvient à trouver son originalité. « Chacun prend ces ingrédients, et cuisine à sa manière. » Eux font de l’éthiopian crunch music, une formule haute en énergies qui, si elle conserve les accents aigus et rythmes pointus des troubadours et chantres d’Addis-Abeba, ne sombre jamais dans la pâle copie conforme. Même le classique « Mèla Mèla » de Mahmoud Ahmed mute en une espèce de post-free-rock.
ASNAKE GUEBREYES voix kebero, LIONEL MARTIN saxophone ténor, FRED ESCOFFIER claviers, DAMIEN CLUZEL guitare, GUILHEM MEIER batterie /// Photos © DR
Concert debout
jeudi 25 avril à 20h30, Saint-Ouen


jeudi 25 avril à 20h30
le festival Espace 1789, Saint-Ouen
France, Liban, Syrie, Grèce / L’ex-guitariste de Noir Désir et son complice syrien maestro du oud transforment leur fertile duo en un déchirant quintette nomade. Résultat ? Un hypnotique bouillon de cultures rock et méditerranéennes.
En 2002, Serge Teyssot-Gay, alors guitariste de Noir Désir, rencontre le virtuose du oud syrien Khaled Al Jaramani lors d’une tournée au Moyen-Orient. Dix ans, deux albums et des dizaines de concerts plus tard, les deux complices ont décidé de se lancer un nouveau défi : passer de l’intimiste et intense format duo à la taille quintette, comme pour déployer encore plus haut, plus loin, plus fort leur univers ouvert aux vents de tous pays. Aboli bibelot de frontières sonores, « Interzone Extended » achève de faire éclater les barrières entre Orient et Occident. Blues oriental, post-rock mystique, transe apatride : un road-trip unique et onirique par-delà les continents.
SERGE TEYSSOT-GAY guitare electrique, KHALED ALJARAMANI oud, voix KEYVAN CHEMIRAN zarb, daf CAROL ROBINSON clarinette, voix ANDREAS POLYZOGOPOULOS trompette /// Photos © Gilles Abegg
Coproduction Fondation Royaumont, Théâtre des Salins (Scène nationale de Martigues), Espace 1789 de Saint-Ouen
France / L’insaisissable clarinettiste français livre une vibrante vision impressionniste du mythe fondateur du peuple juif. Une traversée térébrante et tournoyante de l’histoire des musiques du Moyen-Orient.
Celui qui s’est proclamé avec humour et provocation le « New King of Klezmer clarinet » en 2008 pour la sortie de son hommage à la légende klezmer Naftule Brandwein n’a de cesse de faire sortir la musique traditionnelle juive de ses gonds. Tour à tour leader des survoltés Wonder Rabbis et duettiste gracieux avec le joueur de guimbarde chinoise Wang Li, le Parisien met en sons l’indicible dans « Le Silence dans l’Exode » : la solitude, l’espoir et la peur du peuple hébreux lors de ses quarante années d’errances dans le désert. Un splendide maelström de mélodies, d’harmonies et de rythmes de l’Est, tout en retenue et en dépouillement. Un voyage sonore poignant et mystique.
YOM clarienettes, composition, FARID D violoncelle, CLAUDE TCHAMITCHIAN contrebasse, BIJAN CHEMIRANI zarb, daf, bendir/// Photos © Framboise Esteban
Une commande du Festival d’Ile-de-France. Coproduction Festival d’Ile-de-France, Dynamo de Banlieues Bleues
jeudi 25 avril à 20h30, Pantin


jeudi 25 avril à 20h30
le festival La Dynamo, Pantin
FRANCE / 3 programmations musicales qui mettent les adolescents à l’honneur : Sarah Murcia dévie du droit chemin du rock les élèves du lycée Paul Eluard pour les mener vers le détournement de chanson. Des lycéens de Pantin et Livry-Gargan plongent jazz et musiques actuelles dans un véritable bain de jouvence.
FRANCE /
Avec Fake Hope, CP9 et Nameless du lycée Paul Eluard de Saint-Denis (concert V.O.S.T. au lycée Paul Eluard mercredi 17 avril à 17h)
Direction OLIVIER LETE et CLAUDE WHIPPLE
direction Ségolène Tellier, composition Soweto Kinch /// Photos©Eric Garault
Concert V.O.S.T au Lycée Paul Eluard mercredi 17 avril à 17h. Avec le soutien de l'ARCADI (Action régionale pour la création artistique en Ile-de-France)
vendredi 26 avril à 20h30, Bobigny


vendredi 26 avril à 20h30
le festival MC93, Bobigny
France, Palestine / La chanteuse et oudiste palestiniene et la contrebassiste française croisent leurs cordes magiques.
Oudiste et chanteuse, Kamilya Jubran fut la voix principale de Sabreen, tutélaire formation palestinienne, avant de s’installer en Europe où elle trouvera la possibilité de s’exprimer sur un terrain inédit, filtrant sa sonorité aux environnements électroniques, comme avec le trafiqueur de sons suisse Werner Hassler, ou plus récemment avec le Benzine de Frank Vaillant dont elle fut l’invitée. Contrebassiste et chanteuse, Sarah Murcia mène depuis vingt ans une carrière qui l’a embarquée sur tous les fronts ou presque : pilier de la scène jazz où elle s’illustra entre autres avec Magic Malik, elle s’est fait remarquer pour le projet Las Ondas Marteles, son duo Beau Catcheur avec Fred Poulet, et poursuit avec une belle ténacité son quartette Caroline qui carbure aux énergies de la musique improvisée, entre post-rock et avant-jazz, avec ce qu’il faut d’humour entre les lignes. Toutes deux se sont rencontrées en 1998, et depuis se sont juré de poursuivre l’expérience. Simplement, pour que cela ait du sens, il fallait trouver un terrain d’entente qui ne soit pas simplement une superposition, mais une réelle union dans leurs cordes.. Pour ouvrir la soirée de clôture du 30eme festival Banlieues Bleues, elles risquent, pour la première fois sur scène, le duo absolu
KAMILYA JUBRAN oud, voix, SARAH MURCIA contrebasse ///photo Emmanuel Rioufol.
Liban / « Si nous n’étions pas nés dans la même maison, je gage que nous nous serions quand même rencontrés dans la vie. » Le célèbre Libanais Marcel Khalifé ne croit pas si bien dire : cette histoire de famille où il convie ses deux fils se révèle une ode à la liberté musicale, percutante, émouvante, saisissante.
Au Liban, Marcel Khalifé est considéré comme une institution. Chanteur et oudiste, il s’est inspiré des plus grands poètes, comme le palestinien Mahmoud Darwish, tout en en rénovant totalement l’utilisation de son instrument, prisonnier de traditionjs musicales très strictes. Pareilles perspectives habitent les ½uvres de ses deux fils, le pianiste Rami et le percussionniste Bachar-Mar, tous deux formés au conservatoire, tous deux branchés sur le jazz et lélectronique. Autant dire qu’au-delà de leur patronyme, ces trois musiciens se retrouvent dans une même volonté transmusicale. Un désir de s’affranchir des codes érigés comme des barrières stylistiques qu’ils remettent en jeu à travers ce spectaculaire trio.
MRCEL KHALIFE oud,chant, RAMI KHALIFE piano, claviers, BACHAR KHALIFE percussions///Photos©Alexandre Chevillard