
vendredi 05 avril à 20h30, Saint-Ouen


vendredi 05 avril à 20h30
le festival Espace 1789, Saint-Ouen
France, Etats-Unis / Noël Akchoté transpose pour cinq guitares électriques le sommet de l’½uvre somptueuse d’une figure sulfureuse de la musique ancienne.
Noël Akchoté avait illuminé le 25e anniversaire de Banlieues Bleues avec son plantureux cabaret « Toi-Même ». Celui qui est capable d’approprier à la fois le répertoire du free Sonny Sharrock comme celui de la pop Kylie Minogue revient pour souffler les trente bougies du festival avec un projet à son image : audacieux et passionné. Le concept ? Interpréter le fascinant livre V des madrigaux de l’iconoclaste compositeur italien du XVIe siècle Carlo Gesualdo, surnommé le « Prince assassin » pour avoir perpétré le meurtre son épouse et de son amant. Ces célèbres pièces sensuelles et mélancoliques pour cinq voix, le guitariste français les transpose pour un quintette de six-cordes électriques au casting exceptionnel, dans une version « nue et crue jusqu’à l’os ». Plus qu’une belle infidèle ou un hommage enflammé, un ébouriffant retour vers le futur.
www.discogs.com/artist/Carlo+Gesualdo+Da+Venosa
www.facebook.com/pages/Noël-Akchoté-Guitarist/108564415878599
http://www.madrigalsfor5guitars.com/
NOEL AKCHOTÉ guitare électrique (Alto), JULIEN DESPREZ guitare électrique (basse), ADAM LEVY guitare électrique (soprano 1), DAVID GRUBBS guitare électrique (tenor), DOUG WAMBLE guitare électrique (soprano 2) ///Photo© Romain Vallée -France Musique
Coproduction L’Abbaye de Royaumont, MIMI Festival et Marseille-Provence 2013
Brésil / « Si Chopin était né à Rio, il sonnerait comme Egberto Gismonti » affirme Richie Beirach. Aussi rares qu’intenses, les solos du maestro brésilien prennent la forme d’un tour de force de magie transgénique.
Egberto Gismonti a en réalité deux dates de naissance. Une biologique en 1947, dans la banlieue de Rio. Une autre symbolique au début des années 70 à Paris quand Nadia Boulanger lui conseilla de puiser dans ses racines brésiliennes. Toute l’½uvre, gigantesque, de ce multi-instrumentiste iconoclaste est marquée du sceau de ce leitmotiv fondateur. Pétri de métissages, ce complice Charlie Haden ou de Naná Vasconcelos s’est depuis inventé un imaginaire sonore unique, greffe spontanée de la musique classique du Vieux Continent et de toutes les musiques d’un Brésil qu’il connaît en profondeur, ayant même séjourné plusieurs fois chez les indiens Xingu d’Amazonie. Pour son récital à Banlieues Bleues, il a choisi ses deux instruments fétiches, une guitare acoustique à dix cordes de nylon et le clavier zébré d’un grand piano, pour alterner entre lyrisme minimal, virtuosité ébouriffante, folklore savant et lignes de fuite mystiques.
EGBERTO GISMONTI piano, guitare (10 cordes) // photo© Roberto Cifarelli /Phocus Agency
Mardi 2 avril Emission Spéciale/ Club Jazz à Fip à 19h OPEN JAZZ d'Alex Dutilh en direct de l'Espace 1789 de 18h à 19h JAZZ CLUB d'Yvan Amar de 22h30 à minuit
samedi 06 avril à 20h30, Aubervilliers


samedi 06 avril à 20h30
le festival Espace Fraternité, Aubervilliers
Nigeria, Grande-Bretagne / Le pionnier de l’afro-soul nigerian s’associe au collectif londonien passé maître du groove psychédélique. En prélude de leur disque, un concert inédit pour un show imparable.
Dès 1966, Orlando Julius signait “Ljo Soul”, un morceau qui aurait inspiré Fela et James Brown. C’est encore lui qui gravait “Psychedelic Afro-Shop” à l’orée des années 70, un highlife tendance jazz funk déjanté. C’est toujours lui qui enregistra en 1976 “Disco Hi-Life”, un titre explicite avec des arrangements de cuivre taillés pour le dancefloor. La preuve par trois exemples que ce saxophoniste pionnier du rhythm’n’blues et de l’afro-beat-soul fut aux avant-postes de la modernité, avant de devenir un musicien culte pour les chercheurs de sons insensés. Son grand retour sur scène se fait à Banlieues Bleues, associé aux Heliocentrics, collectif londonien passé maître pour ce qui est du rare groove, psychédélique et hypnotique.
ORLANDO JULIUS EKEMODE saxophone & chant, LATOYA EKEMODE chant, JAKE FERGUSON basse électrique , JACK YGLESIAS flûte et percussions, ADRIAN OWUSU guitare électrique , OLIVER PARFIIT claviers, MALCOLM CATTO batterie, SHABAKA HUTCHINGS tenor saxophone et clarinette basse, MATT ROBERTS trompette, KWAME CRENTSIL percussions, choeurs /// Photos © DR
Zambie - Allemagne / Zamrock, c’était la bande-son qui agita la Zambie des seventies. Quarante ans après, deux rescapés épaulés d’une bande d’azimutés-psychés funk viennent prouver de l’actualité de ce puissant bouillon de cultures urbaines.
Tout est né dans la Copperbelt, la ceinture minière où des musiciens branchent alors les guitares électriques. Des groupes vont naître, traduisant l’étonnante fusion des genres pratiquée en Zambie : une espèce de garage psyché, quelque part entre le glam rock, la pop acidulée et le funk bariolé. Las, cette scène va disparaître, ravagée par le Sida, avant de renaître au nouveau millénaire, grâce à quelques chercheurs de sons. Des rééditions se succèdent, jusque la résurrection sur scène. Enfin ! Et pour que ça pulse dru, les deux rescapés de l’épique époque, Jaggari Chanda, chanteur du groupe Witch et le guitariste Rikki Ililonga (Music-O-Tunya) sont appuyés par les Malcouns, une bande d’allumés allemands drivés par un des frères Whitefield, maîtres à penser le psyché des années 2.0.
RIKKI LLILONGA voix, guitare électrique, JAGGARI CHANDA voix, percussions, JJ WHITEFIELD guitare , ZDENKO CURULIJA batterie, BORIS GEIGER basse et ch½urs, ERIC 'Sunday' OWUSU congas , ch½urs /// Photos © DR
Concert debout
dimanche 07 avril à 16h00, Pantin


dimanche 07 avril à 16h00
le festival Salle Jacques Brel, Pantin
France, Afrique du Sud / Lorsqu’une bande d’Eléphants fans de free sons rencontre des Little Giants venus d’Afrique du Sud, cela donne un grand mix de musique joyeusement débridée !
Batteur et débatteur, arrangeur et dérangeur, Braka cultive le paradoxe comme une nécessaire force de projection pour créer au-delà des horizons délimités. C’est dans cette perspective que ce musicien post-situationniste se situe avec Big Time, suite maousse de la création Paris/Joburg aller-retour. À ses côtés, le quartet Elephants augmenté du trompettiste sud-af’ Marcus Wyatt et des Little Giants, un big-band fanfare de onze jeunes musiciens des townships de Cape Town. Au programme, faux standards et vraies reprises de Boris Vian, Django Bates ou Charlie Haden, african jazz et chansons engagées, valse musette et mbaqanga zulue, chansons engagées et ritournelles détournées, un mix qui dépoussière totalement le bal populaire.
http://www.youtube.com/watch?v=oCcmO8bxlmc&feature=youtu.be
LUCIA RECIO voix, NICOLAS STEPHAN saxophones tenor et alto, MARCUS WYATT trompette, DANIEL MALAVERGNE tuba, GEORGE WERNER piano et direction, BRAKA batterie, électronique, arrangements, FANNY MENEGOZ piccolo & flûte, JADE DE WAAL flûte & saxophone soprano, DANNI MCKINNON saxophone alto, MPUMI MNYAMANA saxophone tenor, NASHVILLE RUITERS saxophone baryton, MARSHALL ADAMS trompette, SEERAJ ALLEN trompette, STEVEN CAMPBELL trombone, MILES STEWART trombone, SHAKIER ROBERTS trombone, basse, BENJAMIN JEPTHA contrebasse. Avec l'Orchestre de l'école Jean-Jaurès de Pantin. Ateliers dirigés par Marina Moth (clarinette), Philippe Giselmann (saxophone), Cynthia Whitman (flûte), Pascal Benech (trombone), Pierre Petit (trompette), Philippe Gallet (tuba) et Fanchon Teyssier (formation musicale du CRD de Pantin) et Braka /// Photos © Hannes Thiart
Tout Public dès 8 ans/ Une coproduction FDDF, Banlieues Bleues, Le Cap. Avec le soutien du National Art Council of South Africa, de l’Institut Français, de la Région Ile de France. Braka est en résidence au C.A.P d’Aulnay-sous-Bois avec le soutien du Département de la Seine-Saint-Denis ///Pour participer à la collecte d’instruments à vent à distribuer en Afrique du Sud organisée par Braka pour son projet BIG TIME! Contacter Lauris Ghérardi 06 18 83 90 02
lundi 08 avril à 20h30, Pantin


lundi 08 avril à 20h30
le festival La Dynamo, Pantin
France / Dans ce cabaret rien n'est fiable, rien n'est sûr, tout est prêt à casser, c'est pire que ce que vous croyez, c'est inimaginable et c'est calamiteux. Nous vous aurons prévenu, restez chez vous vite, ne venez pas, avant qu'il ne soit trop tard.
Avec eux, on perd la notion des limites tant l’hybride leur va comme un gant de velours. Depuis plus d’une décennie, le Surnat’ fait voler en éclats les codes du concert. Big band hors normes sans leader attitré, cette association d’improvisateurs équilibristes n’a de cesse de provoquer des collusions entre les arts : avec le graphisme, le cinéma, la danse ou encore la tradition du bal jusqu’au petit jour. Fruit de leurs fiançailles avec la Compagnie l’Immédiat de Camile Boitel, leur « Cabaral », s’annonce comme un puits d’imprévisibilité, de burlesque et d’inter(hyper)activité. C’est peu dire que l’expression « il faut le voir pour le croire » prend ici tout son sens.
ADRIEN AMEY, BAPTISTE BOUQUIN, ROBIN FINCKER, JEANNOT SALVATORI, NICOLAS STEPHAN ,FABRICE THEUILLON saxophones, SYLVAINE HELARY, CLEA TORALES flûtes, ANTOINE BERJEAUT, GUILLAUME DUTRIEUX, JULIEN ROUSSEAU trompettes et bugles, HANNO BAUMFELDER , JUDITH WEKSTEIN, FRANÇOIS ROCHE-JUAREZ trombones, LAURENT GEHANT soubassophone, FIDEL FOURNEYRON tuba, BORIS BOUBLIL claviers, SYLVAIN LEMÊTRE percussions, ANTONIN LEYMARIE percussions, + LA COMPAGNIE L'IMMÉDIAT :CAMILLE BOITEL, MARINE BROISE, JACQUES-BENOIT DARDANT,MICHAEL PHILIS, THOMAS DE BROISSIA, PASCAL LE CORRE, MARION LEFEBVRE, CELINE SCHMITT, ALDO THOMAS, ELISA MONTEIL circassiens /// Photos©Camille Sauvage et Jérôme Tisserand
Dans le cadre du Surnatural Festival les 2, 3, 4, 5 et 8, 9 avril 2013 Studio de l’Ermitage / Cirque Electrique / Dynamo de Banlieues Bleues
mardi 09 avril à 20h30, Pantin


mardi 09 avril à 20h30
le festival La Dynamo, Pantin
France / Plus qu’un orchestre XXL, Surnat’ ressemble à une pieuvre aux tentacules baladeuses. Depuis sa création en 2001, ce big band détonant fonctionne aussi comme une foisonnante plateforme de connexions musicales.
A l’image de son dernier bébé, « Pluir », Surnatural Orchestra manigance une musique à la fois théâtrale et cinématographique. On passe en un clin d’½il d’un rap désaxé à une envolée de fanfare étourdissante, d’une séquence de rock solaire à des scènes de paysages impressionnistes. Maelström de projets novateurs, ce collectif sans chef assigné convie un de ses avatars électro-organiques, le Magnetic Ensemble. Imaginé par le percussionniste et batteur de l’orchestre Antonin Leymarie, ce combo réacteur de transe chamanique rassemble des esprits frappeurs et les voix divinement zigzagantes de Jeanne Added et Thomas de Pourquery. Une soirée entre dancefloor et dense flore.
ADRIEN AMEY, BAPTISTE BOUQUIN, ROBIN FINCKER, JEANNOT SALVATORI, NICOLAS STEPHAN , FABRICE THEUILLON saxophones , SYLVAINE HELARY, CLEA TORALES flûtes, ANTOINE BERJEAUT, GUILLAUME DUTRIEUX, JULIEN ROUSSEAU trompettes , HANNO BAUMFELDER , JUDITH WEKSTEIN, FRANÇOIS ROCHE-SUAREZ trombones, LAURENT GEHANT soubassophone, FIDEL FOURNEYRON tuba, BORIS BOUBLIL claviers, ANTONIN LEYMARIE batterie SYLVAIN LEMÊTRE percussions + Le MAGNETIC ENSEMBLE: THOMAS DE POURQUERY voix, sussurations, murmurements, impréclamation, FABRIZIO RAT piano préparé, JOACHIM FLORENT basse, synthé, BENJAMIN FLAMENT, SYLVAIN LEMÊTRE percussions et vibraphone, ANTONIN LEYMARIE batterie /// Photos©Camille Sauvage et Jérôme Tisserand
Dans le cadre du Surnatural Festival les 2, 3, 4, 5 et 8, 9 avril 2013 Studio de l’Ermitage / Cirque Electrique / Dynamo de Banlieues Bleues
jeudi 11 avril à 20h30, La Courneuve


jeudi 11 avril à 20h30
le festival Centre Culturel Jean Houdremont, La Courneuve
Italie / Il est à la guitare ce que Michel Gondry fut au clip. Un inventeur baroque doublé d’un poète lunaire. Avec son instrument abracadabrantesque, le Sarde bâtit un folklore idéal stupéfiant de beauté vénéneuse.
Un bref name-dropping suffit pour apprécier la dimension de Paolo Angeli. Quand on sait que gravitent autour de lui des figures libres de la guitare comme Pat Metheny ou Fred Frith, on comprend sur le champ qu’il ne se sert pas de sa six-cordes comme tout le monde. Conteur sonique, il a imaginé un instrument à la hauteur de ses ambitions : une guitare sarde préparée. Dix-huit cordes, une allure de violoncelle, des martelets, pédaliers et des hélices : un joujou extra qui fait crac boum hue avec lequel il réinvente les mélodies de Björk, génère un blues méditerranéen ou malaxe baroque et free. Une fabuleuse collision entre avant-garde savante et tradition populaire.
PAOLO ANGELI guitare sarde préparée /// Photos © DR
France, Allemagne / Le baptême de feu d’un trio inédit qui risque de marquer l’année 2013 de son empreinte frémissante. Ou quand un jeune accordéoniste funambule pousse son instrument dans ses retranchements les plus féconds.
Quand un jeune musicien détonne dans le paysage jazzistique, les grands noms se transmettent la bonne nouvelle. Après avoir été transféré dans les clubs selects de Daniel Humair et Youn Sun Nah, Vincent Peirani sort ce printemps son premier album, « Thrillbox ». Preuve de son aura grandissante, il s’adjoint les précieux services du prodige allemand du clavier Michaël Wollny et de la contrebasse voltigeuse du complice d’Aldo Romano ou d’Erik Truffaz, Michel Benita. Et comme un symbole, il invite un autre détonateur de boîte à frissons, Michel Portal. Plus qu’un parrain de luxe, « un semblable, un frère », tant Vincent Peirani partage avec son aîné l’amour des chemins de traverse.
VINCENT PEIRANI accordéon, MICHAËL WOLLNY piano, MICHEL BENITA contrebasse, MICHEL PORTAL clarinette, bandonéon /// Photos © Jean-Marc Lubrano
jeudi 11 avril à 21h45, Paris


jeudi 11 avril à 21h45
le festival Le Centquatre, Paris
Etats-Unis, Canada / Entreprise à taille humaine menée par trois prodiges du groove métissé, ce combo galvanisant s’est donné pour défi « fou » d’enchevêtrer sans hiatus klezmer, funk et hip-hop. Et ce pari est une fête.
C’est lors d’une tournée du Klezmer Madness en 2005 que le clarinettiste David Krakauer et le manitou hip-hop Socalled ont l’idée de contacter Fred Wesley, l’ex-directeur artistique de James Brown. L’entente entre l’un des hérauts de la « Radical Jewish Culture », le « beat architect » canadien et la légende de la funk est immédiate. Mais la plus saisissante surprise fut de constater l’adhésion immédiate du public à leur gai savoir. Depuis, Abraham Inc. s’est imposé comme l’une des plus stupéfiantes machines à groove du moment. Riffs addictifs, cuivres tonifiants, mélodies klezmer empoignantes, flow hip-hop incisif : un cocktail explosif garanti sans gueule de bois.
DAVID KRAKAUER clarinette, voix, FRED WESLEY trombone, voix, SOCALLED samplers, boïtes à rythme, voix, piano, BRANDON WRIGHT saxophone tenor, FREDDIE HENDRIX trompette, ALLEN WATSKY guitare, JEROME HARRIS basse, MICHAEL SARIN batterie, SHERYL BAILEY guitare, C-RAY WALZ rap ///Photos©Wasserman
Sur décision du Centquatre, l'heure du concert Abraham INC est décalée à 21h50. Ouverture des portes à 20h30 / Séance dédicaces 23h30 - 00h30.
vendredi 12 avril à 20h30, Bobigny


vendredi 12 avril à 20h30
le festival Salle Pablo Neruda, Bobigny
Portugal / Ne pas se fier au nom de ce duo : Tó Trips et Pedro Gonçalves incarnent sans aucun doute toute la vitalité de la tradition. Telle une rencontre du troisième type entre Jack Kerouac et Fernando Pessoa !
À l’image du nom de scène qu’ils se sont choisis, ces deux musiciens portugais ont opté pour une savoureuse ironie pour aborder les champs fertiles du folklore, qu’il s’agisse du leur, le fado, mais aussi celui des grands espaces de l’americana. Voilà sans doute pourquoi ces deux guitaristes (et multi instrumentistes) aux avant-postes de la création ont convié sur leur dernier album, Lisboa Mulata, leur mentor Marc Ribot. Résultat un mix ésotérique, tout acoustique, aussi énergétique qu’onirique, dont les ambiances nous ramènent aux doux délires de Tim Burton, les climats nous renvoient aux visions panoramiques d’Ennio Morricone, et le genre aux étrangetés de David Lynch. C’est étrange : vous avez dit bizarre ?
TÓ TRIPS guitares, PEDRO GONCALVES guitare, contrebasse /// Photos © Rita Carmo
France, Etats-Unis / Les saxophonistes Rifflet et Irabagon saluent l’esprit de Moondog, clochard céleste et prophète post-moderne, en remettant en jeu son imaginaire dans un maelström musical et multimédia.
Moondog, le Viking de la Sixième avenue, a hanté l’asphalte jungle new-yorkaise et les esprits de l’époque, transcendant les chapelles musicales : Arturo Toscanini, Charlie Parker, Leonard Bernstein, Janis Joplin, Allen Ginsberg, Philip Glass ou encore Terry Riley l’ont ainsi fréquenté. Si le surréaliste personnage a quitté le monde des vivants, son âme habite toujours nombre de musiciens. C’est sur ce terrain que se place « Perpetual Motion », la création-événement conçue par Sylvain Rifflet avec son confrère saxophoniste américain Jon Irabagon, qui convie son brillant quartette Alphabet, la pianiste Eve Risser, et même deux chorales de collégiens de Bobigny. L’enjeu : réinvestir la musique de Moondog, interroger la ville tentaculaire et spectaculaire (la vidéo a ici toute sa place), et décoller vers d’autres imaginaires.
SYLVAIN RIFFLET saxophone, clarinette, conception, JON IRABAGON saxophones, JOCE MIENNIEL flûte, PHIL GORDIANI guitares, BENJAMIN FLAMENT percussions, métaux traités, EVE RISSER piano,piano jouet, clavecin, ADRIAN BOURGET son, ANNE MARION-GALLOIS collaboration artistique, MAXENCE RIFFLET images, PAUL BEAUREILLES lumières + chorale des collèges Jean Vilar de la Courneuve , République, Pierre Semard et du Conservatoire Jean Wiener de Bobigny. Ateliers dirigés par Sylvain Rifflet assisté de Deborah Tanguy et Benjamin Flament en collaboration avec Kamel Friha, Aria Florent et Gauthier Carrière /// John Irabagon© Bryan Murray, Sylvain Rifflet /John Irabagon©Maxence Rifflet , Sylvain Rifflet©DR
Avec le soutien du French American Jazz Exchange et de la Mid Atlantic Arts Foundation /Sylvain Rifflet est en résidence à La Dynamo de Banlieues Bleues avec le soutien du Département de la Seine-Saint-Denis Fond de partitions: Amaury Cornut & Wolfgang Gnida
vendredi 12 avril à 20h30, Villepinte


vendredi 12 avril à 20h30
le festival Les Espaces V, Villepinte
Cuba / La fine fleur des musiciens de La Havane pilotée par l’instigateur du Buena Vista Social Club. Un big band intergénérationnel qui ressuscite l’âge d’or de la musique cubaine avec une allégresse contagieuse.
Juan de Marcos est dévoré par une idée fixe : transmettre aux nouvelles générations l’amour du « son », la musique traditionnelle cubaine, alliage sensuel de rythmes latins et africains. Dès 1976 et la création de Sierra Maestra alors qu’il n’a que 22 ans, le « Quincy Jones de Cuba » s’est employé à rassembler autour de lui les meilleurs musiciens de son île pour retrouver la magie des grands orchestres des années 50. Depuis 1996, ses Afro-Cuban All Stars ont non seulement participé à l’incroyable odyssée du Buena Vista Social Club, mais aussi au renouveau d’une musique centenaire en pimentant le boléro ou le mambo traditionnels d’éléments plus urbains et contemporains.
www.afrocubanallstarsonline.com
JUAN DE MARCOS GONZALES CARDENAS tres, guitare, chzf d'orchestre, YAURE MUNIZ RUMAYOR, IGORT RIVAS COMAS, YOANNY PINO FACENDA trompettes, LAURA LYDIA GONZALES ABREU basse, clarinette, GABRIEL HERNANDEZ CADENAS piano GLICERIA GONZALES ABREU claviers, ANTONIO JUVENCIO PORTUONDO MARTINEZ timbales, ROLANDO SALGADO PALACIO congas, JOSE ANTONIO MOREAUX CHARON bongo, GLICERIA ABREU CARON percussions, ALBERTO PANTALEON LORAN basse, JOSE GIL PINERA LEYGONIEL voix, EMILIO SUAREZ MARTINEZ voix, EVELIO CASTELLANOS voix /// Photos © DR
samedi 13 avril à 20h30, Épinay-sur-Seine


samedi 13 avril à 20h30
le festival Espace Lumière, Épinay-sur-Seine
Etats-Unis / Jazz à ses débuts, soul par la suite, et puis même pop folk, avant de revenir aux fondamentaux gospels, la chanteuse emprunte toutes les voies pour tracer sa voix, enracinée dans la culture américaine.
Grandie dans l’Amérique profonde, auprès d’une mère, chanteuse de gospel et d’un père pasteur, Lizz Wright a fait ses premières gammes à l’église, au piano et au chant. Des fonts baptismaux qui demeurent gravés dans chacun de ses recueils, où celle qui fut baptisée « La nouvelle Nina Simone » et eut pour idole Abbey Lincoln a multiplié les registres… Sans jamais perdre son originalité, ni sa liberté de créer comme bon lui chante : « J’ai en moi toute la richesse musicale des Etats-Unis : la country, le gospel... Je ne considère pas tous ces genres musicaux comme distincts ou séparés. Je me sens comme génétiquement connectée à ces musiques. »
LIZZ WRIGHT voix, KENNY BANKS piano,claviers, MARVIN SEWELL guitare, NICHOLAS D'AMATO basse, BRANNEN TEMPLE batterie /// Photos © DR
Etats-Unis / En saluant la forte personnalité et la profonde spiritualité de Nina Simone, la chanteuse et bassiste culte transcende lumineusement les chapelles musicales pour s’adresser aux âmes.
Celle dont le surnom en swahili se traduit par « Libre comme l’oiseau » peut aisément se retrouver dans la vie de Nina Simone : une artiste qui aura lutté contre les préjugés pour imposer une voix, la sienne, singulièrement multiple. Toutes deux sont des fortes personnalités, qui embrassent toute la diversité stylistique de la musique américaine, autant d’éléments qu’elles recomposent à leurs envies. C’est dans cette perspective que se situe Pour une âme souveraine, dédicace de la cadette à son aînée, où elle revisite certains classiques de son répertoire, non pour en livrer des versions copies conformes, mais pour en délivrer sa propre vision du monde, intime et bouleversante.
MESHELL N'DEGEOCELLO basse, voix, EARL HAVIN batterie, JEBIN BRUNI claviers, CHRIS BRUCE guitare /// Photos © Charlie Gross